Thursday, May 04, 2006

QUE DIRE Magnifique et désespéré

photo : Pascale Parent - Enveloppe de "La lettre du voyant" /musée Arthur Rimbaud à Charleville

Et si écrire n'était qu'un pis aller, une voie parallèle, une déformation. Les scribes nous ont asservie à la pensée graphique. Etait-ce la comptabilité mèsopotamienne, qui inventa l'écriture ? Etaient-ce les prêtres de ces temples bizarres, où les dieux-chiens aboyaient dans l'ombre lorsque les portes de bronzes se refermaient ? Il reste un peu, sur ces pages maculées que je contemple, de ces hosannahs et de ces impôts levès depuis la nuit des temps sur notre sueur. Alors, c'est ainsi, nous avons encore des comptes à rendre. Mais ais on n'en connaît plus aucun destinataire. Nous avons encore des grigris à enfermer dans des urnes, brûler sur des autels, mettre dans la main des grands, pour qu'ils connaissent nos malheurs et leur heureux sort. Libérons-nous, parlons, écoutons, faisons silence. Bientôt ècrire et ne pas écrire s'égalisent, s'envisagent sans se répondre. La voix se timbre, se renforce, le corps revit de sons et de souffles nouveaux. Nous nous touchons la main, l'èpaule. Solitude est un mot.

c'est lu, c'est vu, c'est bu.

nu, inconnu, reconnu ?
écrire tout en sachant que l'écrit est le chemin et qu'il n'y a pas d'arrivée

message d'Alain Marc http [ ://alainmarcecriture.free.fr ] du mercredi 03 mai 2006 à bullitlala@neuf.fr ]

1 Comments:

Blogger Alain MARC said...

Il s'agit des trois réponses (que j'ai tenues à garder anonymes) qui m'ont été faîtes sur le message «Écrire. Écrire tout en sachant...» que j'avais envoyé à quelques-uns plusieurs jours auparavant

4:20 AM  

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