Monday, April 17, 2006

LES TROIS FANTASTIQUES

à Samuel
Maman ouvre le livre d'histoire. Capricieuse, la petite fille jette l'ourson en peluche. Papa, de retour, sur le chemin de l'usine renverse des poubelles ; il y trouve le cadeau, deux jours avant noël, dans la nzige. Voilà, le conte et le rêve, rue de la ferme. Miska. On compte les secondes, on compte les minutes, on compte les jours, on compte les mois, on compte les saisons, on compte les années... Plus personne ne me parle de la jeune morte de trop... plus personne... personne... On compte ce qu'il reste... J'allume le téléviseur. Le générique défile. Le silencieux cow-boy -mort ou vif- arrache l'affichette. Papa harassé, dans sa chambre, déjà s'endoprt. Le fiston fixe l'écran, le jour tant attendu, assis seul. Voilà, le feuilleton et l'espoir, rue de la montée. Joss Randall... on compte les bonbons, on compte la monnaie, on compte ce qu'il reste, on compte en chemin, on compte bien y retourner, on compte en apprendre plus... Plus personne ne te parle de la jeune morte de trop... plus personne...personne... On ne compte pas en demeurer là... Mémé offre le livre de l'Odyssée. la reine fidèle, Pénéloe tisse la toile d'araignée. Papa de retour d'exil, en chemin, ouvre sa mémoire. Il apprivoise les maux, sous le soleil, des années aprés son départ. Voilà le glaive et l'histoire, rue de la gare. Ulysse... on compte bien revenir, on compte le temps passé, on compte les prétendants, on compte ce que l'on a perdu, on compte bien leur faire savoir, on compte les flèches dans le carquois... Plus personne ne nous parle de la jeune trop morte de trop... plus personne... personne. ...On compte tout essayer^pour pouvoir arriver à pardonner mais ne jamais oublier.
le 14 avril 2006, C.E Déquesnes

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