Monday, April 17, 2006

Comme des fourmis sur notre thé

à Simon
Comme des fourmis flottant sur notre thé, de nos vies, souvenez-vous de même pas plus loin de 20 ans et regardez déjà ce temps...Voyez, la grande ville, Lille, a tellement changé que nos souvenirs ne sont plus que là, flottant dans l'air de nos temps incertains comme des fourmis sur notre thé. 1991/92, ce n'était pas encore l'Euro-mode et de concert on pouvait aller décoller au coeur d'un curieux vaisseau "aérocknef" aux gradins de bancs en simples planches de bois. À l'automne/hiver de ces années là, on pouvait y voir le jeune fils et son père applaudir Charles et les Lulus, curieux équipage de bluesmen néerlando-bruxello-flamands tanguant au son des guitares exotiques d'un certain Roland Van Campenhout (celui là même qui a serré la pogne du Captain Hook John Lee). Et même qu'en ce soir initiatique de blues authentique de fin de siècle, le fils et le père ont pu voir flotter dans l'air les fantômes de Sonny Boy Williamson, Willie Dixon et danser au bras de la Paloma l'âme tellurique de monsieur Don Van Vliet. Et le vent bleu qui s'échappe de l'"hArnomonica" souffle encore "Eyesight to the Blind" dans leurs têtes alors que l'Euro-Lille se bétonne de la tête au pied pour tenter de rivaliser contre la rançon du progrès. De vos vies, souvenez-vous, de même pas plus de 20 ans et regardez ce temps d'extrême-onction de fèces pestilentielles... comme des fourmis flottant sur votre thé.
C.E Déquesnes 25-03-06

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