Monday, April 24, 2006

Arthur Rime-beau & la famille Poisson




Intérieurs/extérieurs/trans-
"PASSAGES....
TOUT N'EST QUE PASSAGES."
- missions/transitions qui éclairent nos vies.





Photos : Pascale Parent / Lumières de Rainbow dans la maison d'Arthur - le 23 avril 2006, Charleville

" J'a été à Charleville et j'y a vu la tombe d'Arthur Rime-beau* ; il est enterré à côté de la famille Poisson"
- Gwendoline (11ans), le 23 avril 2006, sur le chemin du retour de Charleville vers St Amand-lez-Os.
*Elle a tenu rectifier de la sorte le nom du poéte et ,comme elle, prononcer à "l'anglaise" Rainbow.
à Damaris
Dimanche, je suis allée à Charleville
où Rimbaud est Rainbow.
Arc-en-ciel de rimes ;
belles et beaux.
J'ai été voir la marionnette,
elle est géante.
Avec Pascale et Christian,
nous sommes allés au restaurant des chinois
et au cimetière d'Arthur, le poète,
(c'est son "métier")
il est à côté de la famille Poissons.
Beaux est belles,
Rimes d'arc-en-ciel
Rainbow est Rimbaud
où à Charleville, je suis allée, dimanche.
Gwendoline, avec l'aide pour les corrections de Mononcle Edziré, le 25 avril 2006

Monday, April 17, 2006

DUSAN MATIC... vérité de la poésie... et sommaire.

Il y a une vérité de la poésie. Il est vrai, cette vérité ne prouve rien, n'explique rien. Elle n'est pas la vérité de la vie. Elle ne sert à rien. Il est bien qu'il en soit ainsi. Mais elle a parti lié à la vie. Coup de sonde dans l'infini, coup de sonde dans l'abîme. Rire dans l'infini. Plongée dans l'essentiel. Son flux et son reflux. Miroir du monde. Miroir déformant, mais miroir. Tu peux le déchiffrer mais ne peux le briser. Tu peux la briser mais ne peux la déchiffrer. Non, tu ne peux la détruire. Elle existe à sa manière. Poétiquement. Mais la vie, à sa manière s'infléchit vers elle, en passant. En passant ? Mais tout n'est-il pas que passage : les cristaux et les noeuds du passage. La vie.
1944.
Extrait de "Notes"/Dusan Matic
- Pour en apprendre plus au sujet de Dusan Matic, allez fouiller dans la rubrique TéMéméThéo d'Arno en Ancienne Belgique.
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(Grande Picardie Mentale)

COMME DES BLEUS DE CÈZANNE

à Clément
Nous voici -TROIS- innocents dans le voyage d'images nouvelles. Nous voici dans un périple de visions interdites -Bientôt au coeur du stade, au coeur du dragon rouge. Nous voici à nouveau et ailleurs -RENAISSANTS-. Comme des bleus de Cézanne. Gwendydd "J'ai beaucoup de mal avec moi-même". Je plongerai mes doigts dans le bleu froid du fond de mon crâne, à la juste recherches de nos plus simples souvenirs. -"J'ai toujours eu le souvenir qu'il en soit ainsi". À jamais c'est une belle soirée, le jeune fils marche encore dans le soleil sur la rive de la baie du tigre. Puis la brume murmure.... Il y a des chansons qui font la pluie. -Elles savent aussi émouvoir.- Il y a des chansons qui font pleurer comme des bleus de Cézanne. Gwenddydd : "...comme des lettres à des copains.". Toutes les ombrelles sont ouvertes aux cieux de la baie de Caerdydd... jusqu'au Tigre du Mexico. J'accepte de tenir ta main, si tard dans la nuit le fils joue aux échecs avec le père, et toi ne cherches pas un sens trop compliqué à la formule de ce poème çi. From Barry Station, de précieux galets roses plein les poches, je visionne des clips vidéo en anglais dans un pub estival et populaire de Barry, avec le goût d'une épaisse bière brune irlandaise au fond de la gorge. -DEUX-. Au retour, de passage à Londres vers Victoria Station, à l'angle extérieur d'un pub vide, chagrins -trop matinal- nous passons le jeune fils et moi. Comme c'est étrange, nous nous revoyons avec la lointaine, assis là... puis marchant sous de tendres soleils gallois.
Août 2000, C.Edziré Déquesnes
Ce poème existe (et a été publié aux Editions Part en Thèses) sous une forme de vers arithmonyme de dix ;il est le chant sixième de la première saison des "Nouveaux chants du Mabigoni".

LES TROIS FANTASTIQUES

à Samuel
Maman ouvre le livre d'histoire. Capricieuse, la petite fille jette l'ourson en peluche. Papa, de retour, sur le chemin de l'usine renverse des poubelles ; il y trouve le cadeau, deux jours avant noël, dans la nzige. Voilà, le conte et le rêve, rue de la ferme. Miska. On compte les secondes, on compte les minutes, on compte les jours, on compte les mois, on compte les saisons, on compte les années... Plus personne ne me parle de la jeune morte de trop... plus personne... personne... On compte ce qu'il reste... J'allume le téléviseur. Le générique défile. Le silencieux cow-boy -mort ou vif- arrache l'affichette. Papa harassé, dans sa chambre, déjà s'endoprt. Le fiston fixe l'écran, le jour tant attendu, assis seul. Voilà, le feuilleton et l'espoir, rue de la montée. Joss Randall... on compte les bonbons, on compte la monnaie, on compte ce qu'il reste, on compte en chemin, on compte bien y retourner, on compte en apprendre plus... Plus personne ne te parle de la jeune morte de trop... plus personne...personne... On ne compte pas en demeurer là... Mémé offre le livre de l'Odyssée. la reine fidèle, Pénéloe tisse la toile d'araignée. Papa de retour d'exil, en chemin, ouvre sa mémoire. Il apprivoise les maux, sous le soleil, des années aprés son départ. Voilà le glaive et l'histoire, rue de la gare. Ulysse... on compte bien revenir, on compte le temps passé, on compte les prétendants, on compte ce que l'on a perdu, on compte bien leur faire savoir, on compte les flèches dans le carquois... Plus personne ne nous parle de la jeune trop morte de trop... plus personne... personne. ...On compte tout essayer^pour pouvoir arriver à pardonner mais ne jamais oublier.
le 14 avril 2006, C.E Déquesnes

Comme des fourmis sur notre thé

à Simon
Comme des fourmis flottant sur notre thé, de nos vies, souvenez-vous de même pas plus loin de 20 ans et regardez déjà ce temps...Voyez, la grande ville, Lille, a tellement changé que nos souvenirs ne sont plus que là, flottant dans l'air de nos temps incertains comme des fourmis sur notre thé. 1991/92, ce n'était pas encore l'Euro-mode et de concert on pouvait aller décoller au coeur d'un curieux vaisseau "aérocknef" aux gradins de bancs en simples planches de bois. À l'automne/hiver de ces années là, on pouvait y voir le jeune fils et son père applaudir Charles et les Lulus, curieux équipage de bluesmen néerlando-bruxello-flamands tanguant au son des guitares exotiques d'un certain Roland Van Campenhout (celui là même qui a serré la pogne du Captain Hook John Lee). Et même qu'en ce soir initiatique de blues authentique de fin de siècle, le fils et le père ont pu voir flotter dans l'air les fantômes de Sonny Boy Williamson, Willie Dixon et danser au bras de la Paloma l'âme tellurique de monsieur Don Van Vliet. Et le vent bleu qui s'échappe de l'"hArnomonica" souffle encore "Eyesight to the Blind" dans leurs têtes alors que l'Euro-Lille se bétonne de la tête au pied pour tenter de rivaliser contre la rançon du progrès. De vos vies, souvenez-vous, de même pas plus de 20 ans et regardez ce temps d'extrême-onction de fèces pestilentielles... comme des fourmis flottant sur votre thé.
C.E Déquesnes 25-03-06