Friday, November 18, 2005

FER-OSSEMENTS NOS PARTIES / FRAPPE D'ANATOMIE

Christian Edziré Déquesnes
FER-OSSEMENTS NOS PARTIES INTIMES
et
Tristan Felix
FRAPPE D'ANATOMIE
(Ballade des enfants perdus)
En échos
l'ossature calcinée des squelettes
métalliques des nuits incendiées
dans l'inflammable de ma mémoire
des ondes radios m'interceptent
ré-activant mon sanglot manuscrit
en frayeur de 1996
puis l'écran neurologique écrase
"... Le long poème organique
-en large aussi-
l'impossible de témoin en b(l)og de tourbe organique
m'ouvre comme une bouche de mourant
ce regard de banlieue,
d'enf(r)ance aussi
dont il faut que je me détache, souléve, m'arrache.
Je crains que ce soit là,
la bonne idée de Bee.
Au bord des lévres bees de Bee d'X..."
La boue coite et dure dedans les bogues
lentes cet an sans même d'automne
dans le piquant forme étrécie
d'enfant squelette endormi
la matière pressée
d'une pulpe noire
savon pétrole
jus d'âme
de souille
neuve
(4 novembre)
En partance de St Amand les Os
aveu
glissements des coquilles grasses
férocement sur mes parties intimes
il pleut en arrivant
au pont à Marc
Ciel en gris de bas
de la tripaille dans
l'humidité, à air libre dans
le caniveau gluant et souillé
tas de thiots cats écravintés à Houdain
roulez au pas
une liqueur de Letho pour embaumer
la forme en allée d'ici
sur le chat vitrifié goutte ma pluie
combien d'épingles autour des yeux
pour fixer les étoiles ?
les coutures au-dedans avalent
toute gravité
glisser le doigt sous le dos et détacher la peau tout le long de la colonne vertébrale
Clouer les becs des affreurs enragés,
enrayer la jacasse d'endoctrine,
s'encorder au "Walk On The Wild Side"
en "funkes" de Lou Reed
et au vinaigre noir de John Cale
écapèie pi solèl
c'est juste une rivière
qui longe la voie départementale
qui traverse les sept vallées, une autre voix bientôt
vers Buire le Sec, St Rémy au Bois
accepteriez-vous de me dévoiler férocement
vos parties intimes ?
ôter du corps le corps
là sur la berge d'un bal à sept robes
la main sous chaque feuille morte
danse la ballade d'un fauve
passe et repasse sur le fil du rasoir
un funambule d'air chauffé à blanc
rend l'eau qui condense
la tête parfaitement nettoyée, on la recouvre de sa peau
En goulées de gelées
lourds détours
en haute nuit
d'hiver kéu
au fond du gouffre brûlant
entre l'incroyance et la foi
cette circulation obsession
en le dandy éclectique
il avance le long tout en long
de plage de Berck
Puis à nouveau
sur la trace du retour
en Arras
sur la place bétonnée
face au théâtre
en (parenthèse)
d'homme à homme
de la poésie clandestine
s'élabore en fraternité
l'animal pousse encore, tord
son étroite personne
cela crie aux sutures bleuies
mord à même la bouche
en arche pincée
au-dessus du ressac
des rimes flottées
tourner la prunelle d'une pointe d'aiguille de manière à ne pas faire loucher l'oeil
(5 novembre)
À Sin le Noble, lentement
Maman se meurt
Père est perdu
tant de fatigues
ça sent pourtant toujours
la cire de l'abeille
la couleur du miel
sur les meubles de bois vieux
dans la maison
dans la maison de mes parents
Au bord du jardin
à cinq heures, fidèles
les tourterelles viennent
saluer Yvette et Arthur
la mort refait une maison au corps
pour nul autre que lui
sous l'oeil blanc des semblances
relent la vie incise entre deux lèvres
de cicatrice fine
deux ailes perlées
sous nos aisselles
ne pas délacher la peau du bec de l'oiseau
(6 novembre)
À Grandfresnoy, coère
un rêve déjà partagé, in feinal
au jardin potager de
l'artisan tamponneur Duchampostal
une grange aux lourds rayonnages enceinte de livres
livres sauvés du recyclage
et déposés en coeur du labeur de
La Vie Secrète des Mots qui poursuit son avancée en Frontière Vivante
Au village de Troussure
je dépose ma voix et les bulletins de Mémé-Théo
dans l'urne mentale
d'écrins du cris d'Alain
qui affranchi, déjecte des voix
sur-sous-vivantes de profondeurs
gorges animals et ventres profanes
assagis à trop la boucler
dessous les couvre-feux
l'ancêtre ôté de carcasse
file en douce entre ses jambes torses
au centre Théo sarcle
une phrase râleuse
pleine d'un temps péri
dans la fente des yeux
une instillation de sublimé corrosif
il reste à le mettre en forme puis à le faire sécher
(7 novembre)
À Berck
le corbeau d'Edgar Allan Poe
en poche
en corps côtoyer
ferraillages d'appareils
afin de maintenir
droits
des pans entiers de corps
adolescents de chairs meurtries
de survies
Et seul en finir là,
trainant
rue de l'Impératrice
comme dans une relecture
par Ted Hughes
d'un poème
de Sylvia Plath.
L'os saillant du poitrail
découpe en vol le corvidé
tête arrondie posée
paisible sur ton cou
là, gemme fragile
un oiseau frais
descendu dans ta chute
d'une caresse lustrer le plumage
neuve
de souille
jus d'âme
savon pétrole
d'une pulpe noire
la matière pressée
d'enfant squelette endormi
dans le piquant forme étrécie
lentes cet an sans même d'automne
la boue coite et dure dedans les bogues
En échos
l'ossature calcinée des squelettes
métalliques des nuits incendiées
SPLOZHON !
Dans l'ambulance qui roule dans le brouillard
dans l'urgence stridente de la siréne
un jeune frére...
bléssé...
une mére mourante...
enfants de tout, enfants de rien,
enfants de pute, enfants de feu
qui seront les derniers maux, mots sacrés
Alors si nous, fer-ossements
nous nous les dévoilions nos
parties intimes ?
en novembre de 2005,
remanié bien souvent à main nue,
parfois à minuit et Roumanie,
à Brussel aussi (cul assis sur la chaise de danse...
dans la fosse du peuple et les seins au balcon.).

2 Comments:

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