Sunday, November 20, 2005

LA VIEILLE FRANCE ! Photographie et poème trouvé

ATTENTION ! ELLE EST LÀ ET ELLE ARRIVE !
-photographie et poème trouvé sur http://enattendantlamousson.blogspot.com-

Saturday, November 19, 2005

NEWS dech redhardeus Ch.Edziré

- Le n° 2 de LA PASSE -une revue des langues poétiques- est paru (printemps 2006) ; outre Ch. Edziré Déquesnes en complicicité avec Tristan Felix pour Arno Hintjens... on y (re)trouve Buret, Echegoyen, Peslier, Dauzon, Blondeau, Zhou, Rousselet, Kuffler, Haddad, Josse, Poulot, Thévenin, Badu, comeau-Montasse, Borrel, Gyr, Lagadec, Lahusen, Richard, Sylvie Dazy, Clapier, Coatmorvan et Noël
contact : Philippe Blondeau 38, rue Lucien Lecointe, 80 000 Amiens
- Le n°2 de LA VIE SECRÈTE DES MOTS publie Insomnie pi souvenainches-Hommage à Géo Libbrecht- de Ch. Edziré Déquesnes avec en supplément Croquis du Labyrinthe de Solange de Baumanoir.
Le n°1 de cette nouvelle revue était consacré à LA GRANDE TAPISSERIE d'Ivar Ch'Vavar avec en supplément Nuits de Picardie (nouvelle version) de Pascal Lenoir.
contact : La Vie Secrète des Mots / Pascal Lenoir 11, ruelle de Champagne 60 680 Gradfresnoy (F)

BLACK NARCISSE -Le retour-


BLACK NARCISSE, white version.
THE POWER IS YOUR !

TéMéméThéo d'Arno en Ancienne Belgique

"...Donnez moi
Donnez
Que je puisse décrire nos temps
d'intempéries
Donnez-moi
Donnez
Le juron la tempête le cauchemar et l'amour..."
Dusan Matic*
Arno Hintjens et la météo marine
Tristan Felix/Christin Edziré Déquesnes
BAZOOKA JOE
Souvent on roulait vers la Belgique toujours pour la Flandre 04 juillet 1981
Sous vent de gifle
cinq doigts d'Hector Pascal
en rafale de basse continue
au nord du nord par sangle d'épaule nue
avis de tempête au visage
Eve-Lyn, Fred mon jeune frère, Alain le garçon en noir de Paris, Jain Luck, Benoît... tous en route pour découvrir sur la ccène d'un festival estival tous ces rocks du jour... pour moi The Undertones, déjà mes préférés
retour par courant dextre destrier
caballero cante à brique
issu d'York roc à pic
Magdalena sans phare se creuse
au matin d'Eve rugissante accalmie
En ouverture des hostilités c'est un gang flamand, équipage ostendais qui surprend ouvrant le feu avec à sa tête pareil à Til l'espiègle un chanteur fougeux -jeune taureau balancé dans l'arène façon Peter Pan en rut- ARNO HINTJENS il nous assaille façon "coït-profond"/On est tous des soeurs, tous des frères ! De toutes parts il nous "baise" : "C'est la musique pour le cul et la tête, ensemble !" T.C . MATIC, le groupe qui l'accompagne est pareil à une Ford Mustang
ouragan-tangue force sept
forceps d'aisselle contre marquise
contre ut chair grand avis de bière
au large de Mary et de Lyn, ophélides
misfits en robe de pur sang
La Ford Mustang distinguée et furieuse conduite, impériale, par Steve Mc Queen et qui dévale -princesse- au travers des rues de San Francisco au beau milieu du surprenant Thriller Bullit
cette nuit nouvel avis d'écueils
autour de la zone des hantises
pour tous les vents de fièvre
mer bouillante à glaçante prévue
puis fort coup de frein en queue de cavale
Eh beh ! Oui, donc O la la ! la voilà la surprenante "musique pour le cul et la tête, ensemble" d'un inattendu T.C MATIC
se déplaçant par toute la mer du corps
de haute à basse altitude
brume paralysante
devenant méduse par grand froid
puis toile de blues en pire
Je suis tout estabodi par le dandy Arno le flamand bleu d'Ostende c'est BAZOOKA JOE... (titre du premier enregistrement sur "une complication de vinyl" de rock made in Belgium) ...rageur et surréaliste Arno se délivre toutes tripes ardentes extripées et balancées à la face d'une foule ébahie. Le cirque est épileptique ; c'est une longue déchirure qui grimpe aux cieux, en moi la naissance d'une émotion que je ne retrouverai qu'une dizaine d'années plus tard dans le sac de mon sang au coeur de mon errance -02 août 1995- au beau milieu de l'exposition rétrospective à la fondation Maeght, consacrée aux "saintes horreurs" peintes par Lucien Freud et Francis Bacon
dérivant localement la plaie
s'approchant des côtes
nuitamment gagne tout le pourtour du coeur
crève d'ouest en est
coule des Flandres
Puis l'un des jours qui suit ce festival "dévaller" à Kortrijk/Courtrai et histoire de démucher ce fabuleux disque petit 45 tours O LA LA LA C'est magnifique ! du T.C. Matic. Ce groupe de "rock" flamand et leur chanteur entrent dans ma vie ; c'était au terme de ce premier concert -04 juillet 1981- (il y en a eu tant d'autres !) J'en ai la conviction, il ne CE peut pas en être autrement tantôt et même si c'est bien plus tard Arno Hintjens sera (re)connu comme un classique et un inflexible un grand valable célèbre pour tout SON "bazar" "Quel BAZAAARR!" comme il aime à le dire...
avis sans balise
alizés perdus ni bouée
hoquet de gosse ensangloté
Joe désire il...
(la météo marine d'Arno a été consultée par T.F. à travers le texte de Ch. au bord des conches asphyxiées d'un marais sauvage, en espérant la pluie de la Toussaint 2005.). Ce poème a été publiè, sous une autre forme peu-être plus "organique" dans le n°2-printemps-été 2006 de LA PASSE-une revue des langues poétiques- contact : Philippe Blondeau 38, rue Lucien Lecointe, 80 000 Amiens (F)
*Dusan Matic (1898-1982) est la figure la plus marquante du surréalisme serbo-croate. lié à Breton, Eluard, Aragon, Péret..., il les fait connaître au public yougoslave, dès 1930, notamment dans l'almanach Nemoguée-l'Impossible. En 1931, avec Oskar Dvico, il fonde à Belgrade la revue surréaliste Nadrealizam dans i ovde (le Surréalisme aujourd'hui et ici). C'est le début d'une activité littéraire brillante qui restera marquée jusqu'à la fin par l'esprit du surréalisme par-delà sa lettre. Dusan Matic a su être l'un des plus fervents messagers de la littérature française en Yougoslavie.
C'est au début des années 80, à Poperingue (Flandre Belge), que je découvre Dusan Matic par le biais d'Arno Hintjens qui lors d'une interview que j'effectue pour une radio libre me livre la signification du nom de son groupe d'alors T.C. MATIC : T. pour le 'Tjens de son nom de famille HinTjens, le C. pour Couter du nom de famille de Paul Couter, le guitariste avec lequel successivement il a formé les groupes Freckleface, Tjens-Couter et T.C. Band (première véritable mouture de T.C. Matic) ; et enfin MATIC. en hommage au poéte serbo-croate et à un bouquin de ce dernier qui l'a marqué BAGDALA.
Ainsi, à mon tour, j'ai découvert Dusan Matic et sa poésie que je tiens pour l'une des plus belle qu'il m'a été offert à lire jusqu'à ce jour.
Ch.Edziré Déquesnes-le17 avril 2006-
LUI : (Ratata)
Bientôt maintenant 50ans.
J'ai toudis m'gihfe dans la fosse des pendus du peuple. Tu as mis tes deux jolis seins au balcon de la bienpensance et j'ai pour toi, histoire de jouer l'aggravation, une idée pa-driére l't:éte, in goules chaù ghile in acoutant Goodbye Pork Pie Hat de Charlie Mingus.
M'tante tatabraïette bérdoulle coére dé kacoules é-pi li, Mononcle Pau i foét incor l'groù pourchio acq s'painche ploénne ed whiskey.
Alors dans la fente de la boîte aux lettres, aux visages de Miloud et Philippe, je glisse mon RATATA d'amour.
(arrêt sur photo : porte de la maison d'arrêt de Charleville-Mézière ).
Elle : (Bye Bye Till The Next Time)
Qu'est ce que c'est ? Quoé chaù n'ét ? Qu'est ce que c'est ? Quoéche ? Quoéche ? Mon amour, Victoire où es-tu ? Qu'est ce, Qu'est ce que c'est qui ruisselle dans mon coeur ? Mon amour, Laure, où es-tu ? Quoéche ? Quoéche qui se passe là ? Qu'est ce qui ruisselle dessous mes yeux ? Mon amour, Marie, où es-tu ? Quoé qu'est-ce ? Quoé qu'est-ce chaù n'ét ? Qu'est ce qui ruisselle sur mon âme ? Ou est-elle, Vot' thiote seuseure ?
Lui : (Il est tombé du ciel)
Oh ! oui, ma belle sur le papier on ne dit pas la même chose. Oui, ma jolie sur le papier tu ne lis pas les mêmes choses (et bien d'autres encore comme le chantait Hervé, le Désaxé.) C'est le temps du temps différé de celui qui déversifie le geste de l'échange. Gestes de l'échange qui dessinent les véritables contours de mes paroles pesées.
Elle : (Meet The Freaks)
Bleuse splozhon ! ...pour la danse de chaise. Danse, danse sur la chaise. Le cul assis sur la chaise de danse ; danse sur la chaise... SPLOZHON !
Lui : (Les yeux de ma mère)
Seul, ce matin papa est resté rue de Lambres. Dans l'ambulance qui roule dans le brouillard, Frédéric, mon jeune frére et, à ses côtés, ma mère ; elle pars au grand hôpital de la grande ville. Et le chauffage au gaz, rue de la gare tombe en panne.
Elle : (Act Like A Dog)
Sam, ton chien noir, dort dans les dunes de Zuydcoote. Allongé dans la cuisine de l'appartement à Teteghem , tu l'étouffes encore Sam ; tes propres mains pressent l'oreiller. Par le milieu de nuit, pour écourter la saloperie d'agonie lente, visceuse et pas moyen alors aussi de t'acheter du vétérinaire.
Lui : (You Got To Move by Mississipi Fred Mc Dowell)
Une chanson peut-elle sauver l'existance d'un homme ? Serait-il devenu fou, racaille, créance de sang l'adolescent d'Ostende ? Et si il n'avait pas acheté un harmonica et appris à jouer dessus You Got To Move, Little Red Rooster de Willie Dixon et Gimme That Harp, Boy de Don Van Vliet ? Nous ne serions pas là ensemble.
Elle : (Chic et pas cher)
AU NOM DE LA LOI. AU NOM DE TA LOI.
Rendez moi les chéris, mes vrais héros de pacotilles ! Je veux du Joss Rendall (du dur et bien ferme!) avec en prime Bronco Billy. Jouer à la June Carter et que tu m'embrasses comme Cash Johnny.
Lui : (Le Java)
Enfants de tout, enfants de rien, enfants de putains, enfants de feu que seront les derniers mots des maux au grand final? Avec vous, June, je désire poursuivre la danse de LAVER MARIA ! (bleu pour Mémé, bleu pour pépé...)
Elle : (Lola)
J'ai le bout de mes seins "tout comme ça"... maintenant que fais-t-on ?
Lui : (With You)
J'ai connu, vécu, ça aussi dans le temps (Jin luk iin pére vind-ti coére du chuke ?) et toujours aujourd'hui.
Elle : (Mon sissoyen)
Pareil à un coup de biloute amoureuse au milieu de la nuit des chiens de prairie. C'est ma prière...
Lui : (In Love avec une D.J)
Je ne sais pas aujourd'hui (le14/11) qu'hier (le 20/11) la D.J d'Amiens, me fait écouter du rock et de la pop-music made in Russia. Instant fugace de p'tit bonheur la danse.
Elle : (Bathroom Singer)
Reviens sous la douche et chante moi quelque chose comme du Mike Brant ou du FrédéricFrançoise à la sauce Grande Ducasse de Gayant.
Lui : (Françoise)
Danse, danse "ma Française" comme une "Layla Nee-ohnee" de Flandre.
Elle : (Amor)
Mini-jupes fendues, longs ongles noirs et avec un plouc de Picardie pour parfaire l'étude et la connaissance de quelques goûts de langues étrangères. Mais ne pas demeurer "capitale", histoire de finir en lettres de PROVINCE aux creux de vos bras, mon cher.
Lui (là, il ne parle plus, il se souvient) : (O la la la !)
"...ça m'intrigue des mots comme mama, papa... pa...pa...parce que c'est les premiers mots que gens disent et ça m'intrigue ça parce que moi, on dit, que la premiére fois j'ai dit lala. Et ça m'intrigue... et dans le temps j'ai voulu faire faire un groupe Lala mais les autres ne voulaient pas alors j'ai fait une chanson "la la"... "
Elle : (Putain Putain )
On sait que c'est la même chose, que rien n'a vraiment changé ; la jeunesse - zone Nord/Sud- pour se sentir exister dans le hurlement continu de l'argent géniteur de virtuel ne sait que consommer ou détruire ; on sait putain ! putain ! que c'est la même chose. Génération portable, génération jetable. Génération mobile, génération clouée. Ouvrez! Ouvrez les portes des abattoirs, que le repas commence!
Lui : (Je veux nager)
Encore une fois avec toi et m'y nettoyer, m'y noyer.
Elle : (Les filles du bord de mer)
Comme à Ostende.
Comme en Avalon.
novembre 2006/version corrigée et définitive 08-04-2006

Friday, November 18, 2005

FER-OSSEMENTS NOS PARTIES / FRAPPE D'ANATOMIE

Christian Edziré Déquesnes
FER-OSSEMENTS NOS PARTIES INTIMES
et
Tristan Felix
FRAPPE D'ANATOMIE
(Ballade des enfants perdus)
En échos
l'ossature calcinée des squelettes
métalliques des nuits incendiées
dans l'inflammable de ma mémoire
des ondes radios m'interceptent
ré-activant mon sanglot manuscrit
en frayeur de 1996
puis l'écran neurologique écrase
"... Le long poème organique
-en large aussi-
l'impossible de témoin en b(l)og de tourbe organique
m'ouvre comme une bouche de mourant
ce regard de banlieue,
d'enf(r)ance aussi
dont il faut que je me détache, souléve, m'arrache.
Je crains que ce soit là,
la bonne idée de Bee.
Au bord des lévres bees de Bee d'X..."
La boue coite et dure dedans les bogues
lentes cet an sans même d'automne
dans le piquant forme étrécie
d'enfant squelette endormi
la matière pressée
d'une pulpe noire
savon pétrole
jus d'âme
de souille
neuve
(4 novembre)
En partance de St Amand les Os
aveu
glissements des coquilles grasses
férocement sur mes parties intimes
il pleut en arrivant
au pont à Marc
Ciel en gris de bas
de la tripaille dans
l'humidité, à air libre dans
le caniveau gluant et souillé
tas de thiots cats écravintés à Houdain
roulez au pas
une liqueur de Letho pour embaumer
la forme en allée d'ici
sur le chat vitrifié goutte ma pluie
combien d'épingles autour des yeux
pour fixer les étoiles ?
les coutures au-dedans avalent
toute gravité
glisser le doigt sous le dos et détacher la peau tout le long de la colonne vertébrale
Clouer les becs des affreurs enragés,
enrayer la jacasse d'endoctrine,
s'encorder au "Walk On The Wild Side"
en "funkes" de Lou Reed
et au vinaigre noir de John Cale
écapèie pi solèl
c'est juste une rivière
qui longe la voie départementale
qui traverse les sept vallées, une autre voix bientôt
vers Buire le Sec, St Rémy au Bois
accepteriez-vous de me dévoiler férocement
vos parties intimes ?
ôter du corps le corps
là sur la berge d'un bal à sept robes
la main sous chaque feuille morte
danse la ballade d'un fauve
passe et repasse sur le fil du rasoir
un funambule d'air chauffé à blanc
rend l'eau qui condense
la tête parfaitement nettoyée, on la recouvre de sa peau
En goulées de gelées
lourds détours
en haute nuit
d'hiver kéu
au fond du gouffre brûlant
entre l'incroyance et la foi
cette circulation obsession
en le dandy éclectique
il avance le long tout en long
de plage de Berck
Puis à nouveau
sur la trace du retour
en Arras
sur la place bétonnée
face au théâtre
en (parenthèse)
d'homme à homme
de la poésie clandestine
s'élabore en fraternité
l'animal pousse encore, tord
son étroite personne
cela crie aux sutures bleuies
mord à même la bouche
en arche pincée
au-dessus du ressac
des rimes flottées
tourner la prunelle d'une pointe d'aiguille de manière à ne pas faire loucher l'oeil
(5 novembre)
À Sin le Noble, lentement
Maman se meurt
Père est perdu
tant de fatigues
ça sent pourtant toujours
la cire de l'abeille
la couleur du miel
sur les meubles de bois vieux
dans la maison
dans la maison de mes parents
Au bord du jardin
à cinq heures, fidèles
les tourterelles viennent
saluer Yvette et Arthur
la mort refait une maison au corps
pour nul autre que lui
sous l'oeil blanc des semblances
relent la vie incise entre deux lèvres
de cicatrice fine
deux ailes perlées
sous nos aisselles
ne pas délacher la peau du bec de l'oiseau
(6 novembre)
À Grandfresnoy, coère
un rêve déjà partagé, in feinal
au jardin potager de
l'artisan tamponneur Duchampostal
une grange aux lourds rayonnages enceinte de livres
livres sauvés du recyclage
et déposés en coeur du labeur de
La Vie Secrète des Mots qui poursuit son avancée en Frontière Vivante
Au village de Troussure
je dépose ma voix et les bulletins de Mémé-Théo
dans l'urne mentale
d'écrins du cris d'Alain
qui affranchi, déjecte des voix
sur-sous-vivantes de profondeurs
gorges animals et ventres profanes
assagis à trop la boucler
dessous les couvre-feux
l'ancêtre ôté de carcasse
file en douce entre ses jambes torses
au centre Théo sarcle
une phrase râleuse
pleine d'un temps péri
dans la fente des yeux
une instillation de sublimé corrosif
il reste à le mettre en forme puis à le faire sécher
(7 novembre)
À Berck
le corbeau d'Edgar Allan Poe
en poche
en corps côtoyer
ferraillages d'appareils
afin de maintenir
droits
des pans entiers de corps
adolescents de chairs meurtries
de survies
Et seul en finir là,
trainant
rue de l'Impératrice
comme dans une relecture
par Ted Hughes
d'un poème
de Sylvia Plath.
L'os saillant du poitrail
découpe en vol le corvidé
tête arrondie posée
paisible sur ton cou
là, gemme fragile
un oiseau frais
descendu dans ta chute
d'une caresse lustrer le plumage
neuve
de souille
jus d'âme
savon pétrole
d'une pulpe noire
la matière pressée
d'enfant squelette endormi
dans le piquant forme étrécie
lentes cet an sans même d'automne
la boue coite et dure dedans les bogues
En échos
l'ossature calcinée des squelettes
métalliques des nuits incendiées
SPLOZHON !
Dans l'ambulance qui roule dans le brouillard
dans l'urgence stridente de la siréne
un jeune frére...
bléssé...
une mére mourante...
enfants de tout, enfants de rien,
enfants de pute, enfants de feu
qui seront les derniers maux, mots sacrés
Alors si nous, fer-ossements
nous nous les dévoilions nos
parties intimes ?
en novembre de 2005,
remanié bien souvent à main nue,
parfois à minuit et Roumanie,
à Brussel aussi (cul assis sur la chaise de danse...
dans la fosse du peuple et les seins au balcon.).

Tuesday, November 15, 2005

REDHARDEUS À L'OUVRACHE


VOYEURS/VOYANTS
Chés Redhardeus à l'ouvrache...
...arwét'iaches ed redhardaches.
"Tousnosjourssontunpoème, il suffit de le voir et de l'ins(é)CRIre."

EN EN-(SOUS)-F(R)ANCE (vitrine 4)


...Petit à petit

s'effiloche

le sort

de ta vie...


-extrait de La poitrine étranglée d'Alain Marc.

CRIS ! : LES LIVRES D'ALAIN MARC.





Parce que je les aime je vous recommande les livres d'Alain Marc.
site http://alainmarcecriture.free.fr

LA VIE SECRETE DES MOTS : NEWS/ARWET'DRIERE-Echl'underground Pikar.

Du nouveau
à
La Vie Secrète Des Mots
Premières parutions en 2006
de la revue trimestrielle
(janvier, avril, juillet, octobre)
n°1 : La Grande Tapisserie, Ivar Ch'Vavar. Supplément:
Nuits de Picardie (nouvelle version), Pascal Lenoir.
n°2 : Insomnie pi souvenainches-Hommage à Géo Libbrecht, Christian Edziré Déquesnes. Supplément :
Croquis du Labyrinthe, Solange de Baumanoir.
La Frontière Vivante
La Picardie et le Nord n'ont pas
de frontières naturelles (montagnes, fleuves...) ;
c'est une terre d'invasions, de mélanges des populations,
de brassages multiples et immémoriaux.
Les vivants (que nous sommes) et les morts,
tous ensemble
npos formons une frontière vivantes,
ouverte et mouvante.

Dans la collection La Frontière Vivante Des Mots/ Editions La Vie Secrète Des Mots ARWET'DRIERE/Ech'l underground pikar de C.Edziré Déquesnes est le onzième ouvrage de la collection (avec un c.d. réalisé par l'auteur). C.Edziré Déquesnes est né en 1956 à Douai (Nord). Poète et chanteur/hurleur, il mêle de manière nouvelle et expérimentale, un picard réinventé et un français réincarné. Il a enregistré plusieurs c.d. artisanaux et à vue publier plusieurs livres et plaquettes qu'il a ouvrées de maniére volontairement "underground". "Arwét'drière"(Rétrospective) est sa première publication aux Editions La Vie Secrète des Mots dans la collection La Frontière Vivantes Des Mots.

Contact : Pascal Lenoir/La Vie Secrète Des Mots.11, ruelle de Champagne 60680 Grandfresnoy

Sunday, November 13, 2005

FOR ALWAYS QUADROPHENIA

À Brighton, sur la promenade du Pier j'avance vers l'ducasse dans le musée de ma jeunesse.
À Brighton, l'mer à-turne ar'kminche...


...Sur le Pier y déambuler léger,
Y déguster une biére anglaise,
y claquer tout son fric dans les machines à sous,
y ré-entendre un extrait du QUADROPHENIA de Pete Townshend.
Y attendre un fils.
y pourmirer l'mer.

Photo/juillet 2005 : C.Edziré. Textes : C.Edziré

À JACK KEROUAC


Toudis su l'coechie/Toujours sur la chaussée

MOD FOREVER

EN EN-(SOUS)-F(R)ANCE (vitrine 1)

À Anvers, FLASHS !,à coups de polaroïds, dans la vitrine ed chés droulhries derniers,...

L'(im)possible de témoin en b(l)og de tourbe organique
m'ouvre ce regard de banlieues, d'enf(r)ance...

..."...chés thiot kinkins ont leurs portraits tirès à bout-portants.".
Photo : Brahim. Texte : C.Edziré.

EN EN-(SOUS)-F(R)ANCE (vitrine 2)

...dedans les bogues
lentes cet an sans même d'automne
dans le piquant forme ètrècie
de matiére pressée
d'une pulpe noire
savon pétrole
un jus d'âme...
photo : Brahim. Textes : TristanFélix

EN EN-(SOUS)F(R)ANCE (vitrine 3)

UN JUS D'ÂME
DE SOUILLE
NEUVE
photo : Brahim. Texte : Tristanfélix.

JESUS UN PRENOM DUR À PORTER



À Charleville, proche de la tombe d'Arthur Rimbaud, sur la pierre grise et boursoufflée, un christ en crois de bois invisible rouille dans l'ombre de son prénom, JESUS.

LE SAIGNEUR (de poulets) DE GARNANT

"Venus vivait nue sous un manteau de fourrure, je n'ai jamais pu ouvrir la fermeture."
Alors tel un Ulysse in Wales, je pars guerroyer contre la beauté
d'"Helen of Troy"
Mais malgré ce combat contre moi-même Les questions subsistent car je vois bien que le monde plie ses genoux alors forcer les barrages EN FORCE !
Bonsoir, "sir" John et merci de nous offrir à entrevoir là, de Garnant*, une église "africaine".
Votre voix est une femme.
"Pas seulement, ma voix est une croix de femme." me confiez vous du coin de votre oeil.
Comme un blanc plein de musiques,
c'est l'homme à la tête de cheval fourbu,
le crâne plein de plus belles chansons, de déchirures qui sont des plaintes d'amour
et la larme de lave copule sur la joue de l'homme à tête de vieux cheval fourbu,
sur son vît blessé ; puis l'on se sent perdu
alors sabotage pour des jeunes musiciens qui acceptent de se perdre
car parfois plus rien ne va comme on le désire
alors en offrande on offre ses mains, tous doigts tendus, à la petite foule éberluèe.
Dur et pur,
Sir John Cale en Old-Punk,
droit "Leaving it up to you", toujours EN-CORPS VIVANT !
(Rappel) Pour un dernier rendez vous à l'HEARTBREAK HÔTEL."

La photo de John Cale à L'Ancienne Belgique (21-09-2005) est de Barbara Peremans.

21/22 septembre 2005
*Garnant ville natale de John Cale dans les montagnes minière du sud du Pays de Galle, ou adolescent durant ses vacances scolaires il travaillait aux abattoirs du coin comme égorgeur de volailles. Posted by Picasa